Interstis se considère comme une alternative à Microsoft Office 365

Interstis se considère comme une alternative à Microsoft Office 365
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C’est une start-up qui n’a peur de rien. Interstis a été fondée en 2013 par Nicolas Huez du Creusot (Saône-et-Loire) et son associé Thomas Balladur, et Interstis veut tout simplement concurrencer Microsoft Office 365. L’entreprise a en effet développé une plateforme de collaboration qui permet aux collaborateurs de travailler en équipe et à distance à l’aide d’outils tels que la visioconférence, le chat instantané, le partage de documents, la gestion de projet et le calendrier partagé. Un mélange de Gmail, Trello, Word, Slack et Dropbox.

Agréée par l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), qui garantit la sécurité sur sa plateforme, Interstis intervient principalement auprès des villes, communautés urbaines, associations hospitalières et associations.

Souveraineté et sobriété numériques

Souveraineté et sobriété numériques

Pour répondre aux enjeux de sécurité de l’État, la startup a même lancé sa deuxième plateforme Resana, utilisée par le ministère de la Justice, de l’Intérieur et de l’Agriculture. “Nous avons par exemple mis en place un outil de vote sécurisé pour les décisions internes”, souligne Nicolas Huez.

S’il séduit la clientèle publique, c’est grâce à son positionnement sur la souveraineté et la sobriété numériques. La plate-forme est réellement économe en énergie, tandis que toutes les données sont stockées dans des centres de données français et sont soumises au règlement général sur la protection des données (RGPD).

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Deuxième levée de fonds en vue

Deuxième levée de fonds en vue

La start-up compte désormais 175 000 utilisateurs à travers la France. En un an, elle a triplé son chiffre d’affaires passant de 400 000 euros en 2020 à 1,3 million d’euros l’an dernier. Dans le même temps, elle a quasiment doublé ses effectifs à 27 salariés, dont 7 développeurs basés au Creusot. “J’essaie de favoriser le développement de l’entreprise en région car je veux montrer que tout ne se passe pas à Paris”, assume Creusotin.

Et l’entreprise ne compte pas s’arrêter là. Après avoir levé 1 million d’euros en 2020 auprès de Side Capital et de bpifrance, la société souhaite ouvrir à nouveau son capital cette année. Ce nouvel argent devrait lui donner la possibilité de doubler ses effectifs. “Nous avons 200 m2 de locaux au Creusot, donc nous avons encore de la place”, assure Nicolas Huez.

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