Digitalisation des banques : “relancer” l’économie grâce à la technologie ! Patrick Rohrbasser, Veeam

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La pandémie n’a pas été sans conséquences pour les acteurs du secteur financier. En tant que signal d’alarme, il a accéléré la rupture technologique dans les banques mondiales, tout en générant de nouvelles attentes des clients et de nouvelles formes de concurrence et d’opportunités.

À l’image des accords de Bâle qui ont suivi, du règlement européen DS2P régissant l’Open Banking ou des ambitions récentes de la CNIL pour la régulation des paiements, le secteur financier est l’un des plus réglementés tant sa fragilité est essentielle. Ainsi, la gestion des données par les banques présente encore de nombreuses limitations dues à ces exigences réglementaires. Le rôle de « tiers de confiance » que les clients accordent aux banques accentue ce phénomène puisqu’elles mettront tout en œuvre pour unir la protection de l’épargne de leurs clients et des données personnelles.

Aujourd’hui plus que jamais, les institutions financières doivent jouer un rôle clé dans cette période de renforcement et de renforcement de l’économie, qui va bien au-delà du soutien à la reprise de l’activité. Leur investissement dans le numérique est aujourd’hui indispensable pour que l’économie locale emboîte le pas et se transforme en une véritable économie numérique. Dans cette course à l’innovation et à l’agilité, il est nécessaire de faire des choix appropriés pour favoriser la libération du potentiel des données des acteurs financiers, en gardant toujours un œil sur l’évolution du secteur et l’émergence de nouveaux risques.

L’agilité et la digitalisation : deux prérequis nécessaires aux banques

Quant à l’innovation, les acteurs du secteur financier ont toujours montré un grand avantage. Cette dynamique s’explique par la multiplication des nouvelles technologies au service des entreprises et par une réflexion généralisée vers la transformation numérique. Cependant, en plus des réglementations déjà contraignantes en vigueur, la présence massive d’infrastructures technologiques traditionnelles est un frein au secteur financier. En ce sens, il est absolument nécessaire pour les acteurs de l’industrie des coulisses numériques. Pour ce faire, ils vont accélérer leur adoption du cloud mais aussi du SaaS et du conteneur. De plus, certains grands noms de la banque en France ont déjà choisi cette stratégie depuis quelques années.

Actuellement, les banques et les assurances traditionnelles sont confrontées au principal défi suivant : gagner en agilité et faire évoluer l’application. Autrement dit, ils doivent pouvoir accélérer la création d’applications pour répondre à l’émergence de nouveaux métiers et de nouvelles attentes. L’objectif est de s’armer face à leurs principaux concurrents, les fintechs et les assurtechs, qui gagnent progressivement des parts de marché en s’ingérant entre elles et avec les clients. Revenir au cloud, au conteneur ou au DevOps semble désormais incontournable pour les banques.

Cette situation est mieux illustrée par l’exemple suivant : Les assureurs sont largement positionnés sur le marché en pleine croissance des véhicules autonomes. Or, pour alimenter l’innovation et le développement de ce type de véhicule, il est indispensable de collecter différents types de données. Les assureurs doivent donc développer de nouveaux produits pour s’assurer de jouer un rôle de premier plan sur ce marché, aux côtés des constructeurs automobiles, et éviter qu’une fintech ne s’y substitue.

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Surmonter de nouveaux risques

Si la dynamique de la transformation numérique offre des opportunités aux institutions financières, elle les confronte également à plus d’incertitude et à de nouvelles menaces. En raison de leurs données hautement sensibles, ces institutions représentent le cœur de cible des pirates. Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), une cyberattaque sur quatre toucherait les entreprises du secteur financier entre 2019 et 2020.

Au-delà du risque cyber et du rôle grandissant des fintechs, les banques font également face à un nouveau phénomène : l’arrivée de nouvelles monnaies, comme les crypto-monnaies et les NFT (jetons non fongibles). En investissant leur argent, les clients se tournent de plus en plus vers les systèmes financiers alternatifs, plutôt que vers les banques traditionnelles. Cependant, en raison de la tourmente actuelle du secteur financier, les banques devront pleinement intégrer ces nouveaux risques et ces nouvelles dynamiques dans leur approche de réinvention. Ce qui pourrait être fatal pour les banques serait qu’elles ne parviennent pas à atteindre les utilisateurs et que leurs besoins ne soient pas en mesure de développer de nouvelles applications cloud intégrées agiles et faciles à déployer.

Le secteur financier doit comprendre l’importance de l’accessibilité et de la protection de ses données. Ces deux axes seront déterminants pour la progression des entreprises, car c’est précisément grâce à cette stratégie visant à exploiter les données sauvegardées que les acteurs financiers pourront commercialiser de nouveaux services et produits, et ainsi répondre aux attentes de leurs clients. C’est aussi ainsi qu’ils parviennent à protéger leurs données contre les cyberattaques et les attaques de ransomwares. L’enjeu est double : libérer le potentiel des données pour accélérer l’innovation et assurer sa protection.

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