10 ans plus tard, Google met fin au litige sur la collecte abusive de données Street View

10 ans plus tard, Google met fin au litige sur la collecte abusive de données Street View

En 2011 Google était accusée d'avoir récupéré, avec ses véhicules Street View, les données personnelles des habitants des quartiers visités. Le géant de Mountain View a passé un accord avec 38 états américains pour mettre un terme à cette affaire qui court depuis plus d'une décennie.

Google va enfin clôturer ce long feuilleton judiciaire qui lui empoisonne la vie depuis plus de 10 ans. À l'époque, le géant du web avait multiplié, aux Etats-Unis, les véhicules équipés de capteurs et d'appareils photo pour améliorer Street View, son service de navigation virtuelle.

Des informations personnelles récupérées jusqu'en 2010

Google avait alors été rapidement accusée d'avoir récupéré, de manière involontaire, de nombreuses informations grâce aux routeurs Wi-Fi installés chez les habitants des rues traversées. Ces données non cryptées qui pouvaient être des e-mails, des mots de passe ou tout autre fichier non sécurisé, étaient captées par les systèmes de Google et conservées sur les serveurs de la société.

Google s'est ainsi retrouvé au cœur d'une polémique et les analystes prévoyaient des milliards de dollars d'amende au vu des nombreuses plaintes déposées par plusieurs collectifs d'utilisateurs. Il n'en sera finalement rien.

Un accord dérisoire face aux milliards de dollars que Google aurait pu débourser

Après avoir passé un accord avec 38 états américains, le moteur de recherche ne devra en fin de compte débourser que 13 millions de dollars pour tirer un trait sur cette affaire. Pourtant la Cour d'appel des États-Unis de San Francisco avait conclu qu'en cas de procès, Google aurait pu avoir à payer près de 10 000 dollars par infraction constatée.

L'entreprise devra également effacer les 600 Go de données récupérées par les véhicules Street View jusqu'en 2010. La vingtaine de plaignants à l'origine des accusations devront également toucher une indemnité dont le montant n'a pas été précisé.

Un juge de San Francisco doit encore valider cet accord pour que le géant du web puisse une fois pour toutes laisser cette affaire derrière lui.

Source : Android Police