1 personne sur 3 serait victime de revenge porn ou d'images pornographiques non sollicitées

La cybercriminalité s’étend davantage et se présente, aujourd’hui, sous plusieurs formes. Entre temps, de plus en plus d’utilisateurs d’internet sont victimes d’actes sexuellement malhonnêtes. L’ironie est que ce fait vient avec l’avènement des sites et outils de rencontres en ligne. En effet, des statistiques ont démontré que les personnes qui s’abonnent à ces plateformes sont plus susceptibles d’avoir des problèmes liés à leur vie privée et à leur réputation.

Dans certains pays, le nombre de personnes ayant subi des conséquences en aval d’un usage volontaire ou non de photos sexuelles sur internet s’est décuplé en quatre ans.

1 personne sur 3 serait victime de revenge porn ou d'images pornographiques non sollicitées

Crédits Pixabay

D’après une étude, l’usage de photographies pornographiques non consensuelles touche une personne sur trois en Nouvelle-Zélande, en Australie et au Royaume-Uni. Selon le pays, ce taux équivaut à 35 à 39 % de la population.

Certains observateurs ont fait allusion à la naissance d’une branche numérique du harcèlement sexuel.

Ils ont recours à des menaces pour extorquer des photos intimes

La méthode utilisée pour extorquer ces images personnelles à leurs propriétaires change d’un agresseur à un autre. Dans certains cas, les personnes malveillantes font usage de menaces pour atteindre leur objectif. Les cibles, qui sont parfois des mineurs, se retrouvent souvent démunies.

Ces personnes mal intentionnées peuvent être des anciens partenaires, des harceleurs, voire des hackers. Le comble est qu’ils pullulent sur la toile et s’attaquent à des cibles bien définies. Les jeunes, de 20 à 29 ans, et les LGBTQ sont les plus concernés.

Une part de responsabilité des victimes ?

Dans la majorité des cas, les personnes qui sont victimes du revenge porn se considèrent comme innocentes. Or, si l’on en croit les résultats d’une enquête menée par l’Australian Institute of Criminalogy en 2019, cette situation serait aussi la conséquence, du moins en partie, des actes des victimes elles-mêmes. Le fait est que la majorité d’entre elles sont sujettes à du revenge porn dont l’auteur n’est autre que leur ancien partenaire.

Dans le cadre du sondage, 3 participants sur 4 ont volontairement utilisé leurs photos à des fins sexuelles. Il en va de même pour les vidéos pornographiques de soi.

39 % des personnes interrogées se voient trahies par leurs anciens partenaires et victimes d’un harcèlement.

Néanmoins, pour Asher Flynn, professeure à l’université Monash, il faut, dans tous les cas, encourager les personnes persécutées. « Nous avons besoin que les attitudes de la communauté changent, afin que la responsabilité et la honte soient placées sur l’agresseur et non sur la victime , a-t-elle souligné.